La qualité de l’air intérieur (QAI) est un enjeu de santé publique majeur, particulièrement dans les environnements scolaires où les enfants passent la majorité de la journée. Le taux de dioxyde de carbone (CO₂), utilisé comme traceur de confinement de l'air, ne doit pas être sous-estimé.
Le CO₂, un traceur invisible mais impactant
Dans un local clos où séjournent plusieurs personnes, la respiration contribue à augmenter rapidement la concentration de CO₂. Si l'air extérieur comporte environ 400 à 420 ppm (parties par million) de CO₂, une classe fermée sans ventilation adéquate peut facilement dépasser les 2000, voire 3000 ppm en quelques heures.
Les impacts d'un niveau de CO₂ trop élevé
De nombreuses études scientifiques prouvent qu'un niveau dépassant les 1000 à 1500 ppm a des effets directs et mesurables sur le corps humain :
- Chute de la concentration : Dès 1000 ppm, l'attention et les capacités cognitives des élèves diminuent. La prise de décision et la résolution de calculs deviennent plus lentes.
- Sensation de fatigue : Un environnement confiné provoque somnolence et maux de tête, impactant l'éveil et l'apprentissage.
- Transmission virale : Un fort taux de CO₂ indique que l'air n'est pas renouvelé, augmentant exponentiellement le risque de transmission de virus aéroportés (comme observé lors des crises sanitaires).
Atteindre le seuil de 800 ppm
Les recommandations officielles et les meilleurs standards du bâtiment incitent à maintenir un seuil inférieur à 800 ppm. Pour y parvenir de manière fiable, l'ouverture manuelle des fenêtres, bien que nécessaire, s'avère insuffisante : elle dépend de l'humain, crée des chocs thermiques en hiver, et introduit le bruit de la cour ou de la rue.
C'est ici qu'une ventilation automatisée comme la ventilation naturelle hybride prend tout son sens : grâce à des capteurs intelligents, le système pilote l'extraction de l'air d'une manière précise, assurant que le seuil de 800 ppm n'est jamais durablement dépassé tout au long de la journée de classe.